Vivre le deuil de son animal

Perdre un animal, c’est un véritable deuil

Vivre le deuil de son animalTous ne comprennent pas l’intensité du deuil d’un animal de compagnie. Certains vont proposer à la personne endeuillée d’aller se chercher un autre animal, d’autres vont se permettre des commentaires comme : « C’est juste un chat! » Ces commentaires et ces conseils sont difficiles à entendre, et à juste titre.

On perd un jour tout ce qu’on a aimé. C’est le prix à payer pour l’amour qu’on a eu la chance de vivre. Si votre douleur est intense, c’est que vous avez aimé intensément et en cela, vous avez été privilégié.

Le lien qu’ont connu ces gens avec leur animal est unique et est impossible à qualifier, surtout si on n’a jamais connu cela. Vaut mieux donc, lorsque l’on vit un événement comme celui-là, s’entourer de gens qui comprennent et qui ne jugent pas. La durée et l’intensité du deuil sont différentes d’une personne à l’autre et seule la personne endeuillée peut décider ce qu’il en sera.

Voici quelques conseils qui peuvent aider à vivre cette étape difficile :

  • Pour plusieurs, il vaut mieux ne pas remplacer immédiatement l’animal qu’on a perdu. Le temps qu’on prendra à vivre sa peine est proportionnel à l’attachement qu’on a vécu. C’est aussi une forme de respect pour l’animal qui est parti et une preuve qu’il était important pour nous. D’ailleurs, seriez-vous prêts à aimer autant le nouvel animal? N’allez-vous pas constamment le comparer à celui qui est disparu?
  • Conservez quelques objets, photos et jouets qui ont appartenu à votre animal dans une boîte que vous pourrez ressortir ultérieurement, ou lorsque vous aurez plus de force.
  • Écrivez une liste de 10 évènements joyeux en rapport avec cet animal ou 10 qualités. Ne vous arrêtez pas à 10 si vous avez de l’inspiration! Cela vous aidera à apprécier toute la chance que vous avez d’avoir eu cet animal en votre compagnie. Ceci peut aussi être très utile pour les enfants qui vivent un deuil.
  • Changez votre rythme. Ceci est particulièrement important si vous aviez des soins réguliers à prodiguer à votre animal en fin de vie, et qui occupait une partie de votre routine. Permettez-vous une visite au musée après le travail, un « cinq à sept » ou une sortie au parc avec les enfants.
  • Entourez-vous de gens qui comprennent votre douleur et qui vous permettent d’en parler sans vous juger.
  • Quand on perd un animal, une partie de nous ressent de la culpabilité. Ne vous sentez pas coupable de la tournure des évènements. Les décisions que vous avez prises étaient celles qui vous paraissaient les meilleures dans les circonstances.

Si vous avez eu à prendre la décision d’euthanasier votre animal, c’est particulièrement difficile, presque de la torture. Cela doit arriver à un moment ou un autre. Il n’y a pas de moment idéal, seulement une décision difficile à prendre.