Kellie et son chat Puffy

Mon chat n’est pas malade. Pourquoi faudrait-il consulter le vétérinaire ?

Kellie et son chat Puffy

Novembre était le mois de la gériatrie : tout un mois consacré à célébrer les animaux âgés et à attirer l’attention vers eux.

Comme technicienne en santé animale, je connais les nombreuses maladies dont peuvent souffrir les animaux plus âgés, comme les problèmes dentaires, les maladies du rein et le diabète. Je comprends aussi l’importance de consulter le vétérinaire une fois ou deux par année, afin de détecter ces maladies le plus tôt possible.

Mais je n’ai pas toujours été aussi ouverte à cette idée.

 

Puffy, ma grande amie

J’avais neuf ans quand s’est réalisé mon rêve de posséder une petite boule de poils appelée chaton. Je l’ai nommé Puffy, bien entendu. Elle était ma meilleure amie, ma compagne de jeu, mon réchauffe-pied personnel. Elle était là quand j’ai terminé le secondaire, puis l’université. Elle était à mes côtés pendant les périodes plus difficiles de ma vie, en m’offrant toujours une petite épaule ronronnante sur laquelle épancher mes larmes.

Je n’avais jamais imaginé que Puffy deviendrait vieille ou malade. Elle avait toujours été à mes côtés, pour aussi longtemps que je me souvenais.

 

Elle a perdu du poids ?

Mon chat n’est pas malade ; pourquoi faudrait-il que j’aille chez le vétérinaire ? C’était ma philosophie. Pour autant que je savais, Puffy allait bien. Elle mangeait et ronronnait. Bien sûr, elle vomissait une fois de temps à autre, mais quel chat ne le fait pas ?

De toute façon, quiconque possède un chat sait à quel point une visite chez le vétérinaire peut être toute une aventure !

Il a fallu qu’une amie en visite s’aperçoive que Puffy avait perdu du poids, pour que je le réalise moi-même. Le changement avait été si graduel que je ne l’avais pas remarqué.

 

Une bonne nouvelle… et une très mauvaise

Me voilà donc partie, le chat dans une main et le portefeuille dans l’autre, en direction de la clinique vétérinaire.

Le vétérinaire a examiné Puffy et récolté un échantillon de sang. Puis, il est revenu avec une liste de problèmes : une maladie dentaire avancée, des problèmes avec la glande thyroïde et avec les reins.

La bonne nouvelle, c’est que nous savions de quoi souffrait Puffy. La mauvaise, c’est que ses conditions médicales étaient si avancées que tout ce qui restait à faire était de lui offrir des soins palliatifs, pour réduire ses souffrances.

La nouvelle m’a démolie. Je me sentais tellement coupable. Comment cela était-il possible ? À mes yeux, tout semblait bien aller ! Avait-elle souffert tout ce temps-là ? Qu’est-ce que j’aurais pu faire différemment ?

Avec le recul, je suppose que j’avais déjà remarqué que Puffy était un peu plus lente, mais je pensais simplement qu’elle devenait vieille. Après tout, elle avait 13 ans ! Cependant, je sais maintenant que « vieillir » est un mot qu’on utilise pour parler des animaux plus âgés qui ont commencé à laisser paraître des symptômes de maladie. Ces symptômes sont souvent si subtils et ils apparaissent si graduellement que nous ne les remarquons pas. Comme les chats ont évolué pour cacher leur douleur et leur inconfort, il est souvent presque impossible de détecter des problèmes assez tôt.

 

Visites annuelles chez le vétérinaire

Puffy et moi avons partagé une autre merveilleuse année avec cette visite déterminante chez le vétérinaire. Même si je me sens toujours coupable de ne pas l’avoir amenée chez le vétérinaire plus tôt, je ne peux que regarder vers l’avenir.

Alors, comme je m’en suis fait la promesse, en mémoire de Puffy, j’amène toujours mes animaux chez le vétérinaire au moins une fois par année. Je le fais même si tout semble bien aller. Et je suis fidèlement les recommandations du vétérinaire, y compris celle de faire un bilan sanguin annuel.

Si tout va bien, la Kellie d’une autre époque aurait pensé : « Tout ça pour ça ? » Maintenant, je quitte la clinique satisfaite de savoir que mon animal est en santé. Et je sais que je fais tout ce qu’il faut pour que mes animaux soient en santé et vivent sans douleur.

Ça vaut la peine, n’est-ce pas ?