Dégriffage : appel au calme

Une clinique vétérinaire de la Rive-Sud de Montréal, où l’on pratique le dégriffage des chats, est au cœur d’une tourmente dans les médias sociaux, notamment sur Facebook.

Je tiens à dénoncer fermement le comportement inacceptable de ceux qui s’attaquent à l’équipe de cette clinique.

J’ai cessé de pratiquer le dégriffage en 2004. Même si c’est une procédure dont je souhaite l’abandon, il est inacceptable que quiconque soit la cible d’intimidation et de harcèlement.

Je suis convaincue que tous les vétérinaires québécois ont à cœur le bien-être de leurs patients et que mes collègues et leurs équipes agissent avec professionnalisme.

La décision de dégriffer un chat découle de la relation professionnelle entre un vétérinaire et son client.

En dehors de cette discussion protégée par le secret professionnel, personne n’a le droit de juger un vétérinaire ou un client d’avoir pris cette décision.

Le dégriffage est une procédure pratiquée depuis près de 60 ans en Amérique du Nord. Elle a longtemps été considérée comme une solution pratique à certains problèmes.

Aujourd’hui, les connaissances du comportement félin évoluent et de multiples solutions alternatives existent désormais.

L’abandon progressif de cette pratique viendra par la sensibilisation et la diffusion d’information au sujet des solutions alternatives.

Tout changement véritable doit être réalisé dans le respect des opinions de chacun.

Dre Odette Girard, m.v.